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CINQ-MARS
(Création à l'Opéra-Comique, le 5 avril 1877)

Situation : En France, au XVIIe siècle, les dernières années du règne de Louis XIII.

RÔLES

REGISTRES

INTERPRÈTES

Le marquis de Cinq-Mars

premier ténor d'opéra

Dereims

le conseiller de Thou

premier baryton

Stéphanne

Le père Joseph

première basse

Giraudet

Le vicomte de Fontrailles

premier baryton d'opéra-comique

Barré

Le roi

basse chantante

Maris

le chancelier

basse

Bernard

de Montmort

ténor

Lefèvre

de Montrésor

basse

Teste

de Brienne

baryton

Collin

de Monglat

ténor

Chenevière

de Château-Giron

baryton

Villars

Eustache

basse

Davoust

la princesse Marie de Gonzague

première chanteuse falcon

Chevrier

Marion Delorme

première chanteuse légère

Franck-Duvernoy

Ninon de l'Enclos

soprano

Périer

Acte I. Le château du marquis de Cinq-Mars.
Un choeur de nobles célèbre l'importance imminente que va prendre Cinq-Mars (choeurs et scène: "A la cour vous allez paraître") ; certains suggèrent qu'il doit son ultime dette d'allégeance au cardinal de Richelieu, d'autres au roi. Pour sa part, Cinq-Mars se montre indifférent aux questions d'ordre politique: seul avec son ami le plus proche, de Thou, il confesse qu'il aime la princesse Marie de Gonzague (Duo: "Henri ! Vous nous parliez"). Ils reconnaissent tous deux intuitivement que cette liaison finira mal. Les invités reparaissent: parmi eux figure cette fois le Père Joseph, porte-parole du cardinal de Richelieu, et la princesse Marie. Le premier annonce que Cinq-Mars est appelé à la cour royale et qu'un mariage est arrangé entre la princesse Marie et le roi de Pologne. Cinq-Mars et Marie conviennent de se retrouver plus tard dans la soirée. Après le départ des invités, Marie aspire à ce que son coeur baigne dans la paix et la douceur nocturnes (Récit et cantilène: "Nuit resplendissante"). Cinq-Mars entre et lui déclare son amour ; avant son départ, elle lui retourne sa déclaration (Duo: "Ah! Vous m'avez pardonné ma folie").

 

Acte II. Les appartements du roi.
Après un choeur que exalte la beauté de la courtisane Marion Delorme, Fontrailles, Montrésor, Montmort, de Brienne, Monglat et d'autres courtisans discutent de l'influence croissante de Cinq-Mars auprès du roi. Les courtisans sont mécontent du pouvoir immodéré que s'est arrogé le cardinal de Richelieu et se demandent si Cinq-Mars rejoindra finalement leur cause. Marion rapporte que le cardinal menace de l'exiler ; Fontrailles est surpris et il est sûr que la ville de Paris deviendrait bien ennuyeuse sans ses élégants salons (Chanson: "On ne verra plus dans Paris"). La courtisane annonce qu'elle organisera un bal le lendemain, qui fournira l'occasion de jeter les bases d'une intrigue pour évincer le cardinal. Cinq-Mars apparaît et est accueilli par les courtisans (Choeurs: "Ah! Monsieur le grand écuyer"). Marie vient d'arriver à la cour et les deux amoureux sont réunis (Cavatine: "Quand vous m'avez dit un jour"). Toutefois juste après ce moment béni, le père Joseph vient annoncer que, malgré l'accord de principe du roi pour le mariage de Cinq-Mars et Marie, le cardinal refuse de sanctionner leur union, préférant plutôt suivre le plan original de faire épouser à Marie le roi de Pologne. Chez Marion Delorme. La soirée débute par la lecture du dernier roman de Madeleine de Scudéry, Clélie, suivie d'un long divertissement pastoral avec ballet, comprenant notament un sonnet dit par un berger (Sonnet: "De vos traits mon âme est navrée"). Les choses plus sérieuses restent à venir (La conjuration: "Viendra-t-il?"). Fontrailles assure à tous que Cinq-Mars va se joindre à la conspiration, comme il l'a prédit, Cinq-Mars arrive bientôt. Il déclare que le roi ne contrôle plus totalement le pays et que l'éviction du cardinal est une mission juste ; la guerre civile est imminente et il assure ses coconspirateurs qu'il a arrangé un traité avec l'Espagne, qui engage ses armées à intervenir de leur côté. De Thou l'interrompt soudain et l'avertit de ne pas ouvrir le sol français à une puissance étrangère, mais le marquis demeure résolu.

 

Acte III. Le lendemain. A l'extérieur d'une chapelle.
Une réunion des conspirateurs est imminente ; Marie apparaît contre toute attente et convient avec Cinq-Mars d'échanger sur-le-champ des voeux de mariage (Trio: "Madame c'est le lieu du rendez-vous"). Après leur départ, le père Joseph et Eustache émergent d'une cachette: ce dernier est un espion et fait un rapport complet de l'intrigue au père Joseph. Le père Joseph savoure le pouvoir qu'il détient sur le destin de Cinq-Mars (air: "Tu t'en va"). Il confronte Marie à l'annonce de la pendaison imminente du marquis qui a trahi son pays en traitant indépendamment avec une puissance étrangère ; l'ambassadeur polonais reviendra bientôt d'une partie de chasse avec le roi et il conseille à Maris de lui répondre favorablement, en échange de quoi Cinq-Mars sera épargné. Lorsque arrive la suite royale, Marie capitule à contrecÏur (Choeurs: "Hallali! Chasse superbe").

 

Acte IV. Une prison.
En attendant son exécution, Cinq-Mars déplore que Marie l'ait abandonnée ; néanmoins, sa dernière heure venue, il évoque son image en guise de consolation (Cavatine: "O chère et vivante image"). Marie entre, explique la ruse du père Joseph et admet qu'elle aime toujours Cinq-Mars (Duo: "Ah! Qu'ai-je dit"). De Thou trace les grandes lignes du plan qui a été préparé pour permettre à Cinq-Mars de s'échapper le lendemain. Lorsque le chancelier et le père Joseph viennent annoncer que le marquis devra mourir avant l'aube, il ressort clairement que ce projet ne sera pas réalisé (Finale: "Messieurs, appelez à vous votre courage"). Avant que Cinq-Mars ne soit amené au gibet, il entonne avec de Thou une prière finale.

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Pour écrire:

Sapho - La Nonne sanglante - Le médecin malgré lui - Faust - Philémon et Baucis - La colombe
La reine de Saba - Mireille - Roméo et Juliette - Cinq-Mars - Polyeucte - Le tribut de Zamora