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LE MÉDECIN MALGRÉ
LUI
(Création au Théatre-Lyrique, le 15
janvier 1858)
Situation : Dans la campagne
française, au XVIIe siècle.
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RÔLES
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REGISTRES
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INTERPRÈTES
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Géronte
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basse
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Lesage
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Lucinde
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soprano
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Caye
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Léandre
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ténor
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Fromont
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Sganarelle
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baryton
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Meillet
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Martine
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mezzo-soprano
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Faivre
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Mr Robert
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trial
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Leroy
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Valère
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basse
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Wartel
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Lucas
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ténor
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Girardot
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Jacqueline
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mezzo-soprano
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Girard
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Acte 1. Une forêt.
Le bûcheron Sganarelle et sa femme Martine se
disputent en vocifèrent au sujet de leur mariage et
Sganarelle finit par frapper son épouse avec un
bâton (duo: "Non je te dis que je n'en veux rien
faire"). Après l'intervention d'un voisin, Mr Robert,
le couple accepte une trêve, quoique Martine promette
de se venger. Valère et Lucas deux serviteurs du
riche Géronte, entrent en scène et informent
Martine de ce que leur maître les a envoyés
chercher un médecin pour soigner le mutisme de sa
fille Lucinde. Martine entrevoit une opportunité de
vengeance et laisse entendre que Sganarelle est l'homme
qu'ils recherchent. Elle avertit Valère et Lucas que
Sganarelle commencera par nier qu'il est médecin,
mais qu'ils pourront facilement en tirer des aveux en le
battant. Sganarelle apparaît, chantant une chanson
à boire (couplets: "Qu'ils sont doux") ;
Valère et Lucas entrent alors en action (trio:
Monsieur n'est-ce pas vous qui vous appelez Sganarelle ?").
Tout d'abord, Sganarelle proteste qu'il n'est qu'un simple
bûcheron, mais il s'empresse bientôt d'admettre
tout ce qu'ils veulent, après avoir reçu une
raclée de Valère et lucas. A la tombée
du rideau, on entend un choeur de bûcherons (choeur
des fagotiers: "Nous fesons tous").
Acte II. Une pièce dans la maison de
Géronte.
Léandre, l'amoureux de Lucinde, chante une courte
sérénade sur l'inutilité de
résister à la puissance de l'amour
(sérénade: "Est-on sage dans le bel
âge?"), puis l'action se poursuit. Géronte se
plaint à la nourrice de Lucinde, Jacqueline, de ce
que Léandre est trop pauvre pour épouser
Lucinde et lui annonce que sa main est destinée
à un autre ; Jacqueline l'avertit à son tour
que les riches font fi de l'amour (couplets: "D'un bout du
monde à l'autre bout"). Sganarelle fait une
entrée remarquée en habits de médecin
et s'apprête à faire son diagnostic sur la
maladie de Lucinde (sextuor: "Eh! bien charmante
demoiselle"). Lorsque le faux médecin émet une
série de syllabes incompréhensibles, tous les
participants à cette scène
s'émerveillent de son savoir ; il suggère
comme remède du pain trempé dans du vin.
Après la scène de la consultation, Sganarelle
propose un divertissement à Léandre pour lui
remonter le moral (finale: "Sans nous, tous les hommes
deviendraient malsains").
Acte III. Près de la maison de
Géronte.
Sganarelle a accepté de faire de Léandre son
apothicaire pour lui permettre d'entrer chez Géronte
et de voir Lucinde. Sganarelle admet qu'il n'est pas
médecin, mais qu'il va continuer à exercer
cette profession, car elle est lucrative, même si les
patients ne guérissent pas (air: "Vive la
médecine"). Un choeur de paysans tente d'obtenir des
conseils professionnels de Sganarelle (scène et
choeur: Serviteur, monsieur le docteur"). La scène
continue dans une pièce de la maison de
Géronte, où l'on voit Sganarelle flirter avec
Jacqueline. Géronte rapporte que l'état de
Lucinde s'est détérioré ; le faux
médecin et son apothicaire entament donc une autre
consultation. Toutefois, peu après avoir vu son
amoureux, Lucinde se met à parler et déclare
qu'elle n'épousera personne d'autre que
Léandre (couplet et ensemble: "Rien n'est capable mon
père"). Géronte demande à Sganarelle de
la rendre à nouveau muette ; pendant que Sganarelle
l'emporte sur le coté, Lucinde et Léandre
réussissent à s'échapper ensemble.
Sganarelle est blâmé pour cette fugue.
Géronte fait appeler un officier de police et menace
de faire pendre Sganarelle. Martine qui entre alors en
scène, est désolée par la tournure des
événements. Finalement, Léandre et
Lucinde reviennent. Léandre explique qu'il vient de
toucher un gros héritage d'un oncle
décédé et souhaite vivement obtenir la
main de Lucinde par son père. Géronte accepte.
L'ouvrage s'achève sur une reprise du choeur des
bûcherons de la fin de l'acte I.
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