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LA REINE DE SABA
(Création à l'Opéra, le 28
février 1862)
Situation : Au royaume biblique de
Soliman
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RÔLES
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REGISTRES
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INTERPRÈTES
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Adoniram
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fort ténor
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Gueymard
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Soliman
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première basse de grand
opéra
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Belval
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Amrou
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second ténor
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Grisy
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Phanor
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baryton
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Marié
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Méthousaël
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première basse
d'opéra-comique
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Coulon
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Sadoc
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deuxième et
troisième basse
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?
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Balkis
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chanteuse falcon
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Gueymard
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Benoni
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dugazon
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Hamackers
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Sarahil
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duègne
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Tarby
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Acte I. L'atelier d'Adoniram.
Adoniram est troublé par les limites de l'artiste
mortel qu'il est et en appelle à son ancêtre
divin, Tubalkaïn, pour l'aider dans ses derniers
projets : la fonte d'une vasque monumentale, la mer d'airain
(air: "Inspirez-moi, race divine". Ses réflexions
sont interrompues par l'entrée de son jeune apprenti,
Benoni, qui lui annonce que l'illustre Balkis, la reine de
Saba, arrivera bientôt à Jérusalem pour
rendre visite à Soliman. Benoni chante sa
beauté légendaire (romance: "Comme la
naissante aurore"). Adoniram reçoit ensuite trois de
ses ouvriers - Amrou, Phanor et Méthousaël ; ils
exigent un meilleur salaire et le mot de passe secret que
seuls peuvent connaître les maîtres artisans.
Adoniram rejette leur requête et, après une
courte apparition du grand prêtre Sadoc pour escorter
Adoniram à une audience que lui accordent le roi et
sa radieuse invitée, les trois ouvriers jurent de se
venger (quatuor et trio: "Il nous repousse"). Devant le
temple. Une longue marche instrumentale annonce
l'arrivée de Soliman et de Balkis (cortège et
finale). Les masses assemblées, dont un grand nombre
d'ouvriers d'Adoniram, accueillent le couple royal avec des
acclamations joyeuses. Lorsque cet accueil bruyant s'apaise,
Soliman exprime son amour pour Balkis et lui demande un
anneau qu'elle lui a promis en symbole de leurs
fiançailles. Balkis le lui remet à
contrecoeur. Elle s'émerveille de la magnificence du
temple et demande à en voir l'architecte. Lorsque
paraît Adoniram, Balkis fait l'éloge de la
splendeur de son oeuvre ; sa voix éveille en lui un
écho de sa lignée ancestrale. Pour
répondre à une demande de la reine, Adoniram
en appelle à l'attention des masses assemblées
d'un mystérieux signal de la main ; à ce
geste, les membres des diverses corporations se regroupent
entre eux et marchent près de Soliman et Balkis dans
un ordre parfait. Soliman est horrifié du
contrôle qu'exerce Adoniram sur une si grande part de
la population. Toutefois, Balkis est si impressionnée
qu'elle retire son collier et le place autour du cou
d'Adoniram.
Acte II. Le plateau de Sion. On voit un haut fourneau
à l'arrière de la scène.
Les ouvriers d'Adoniram lui annoncent que tout est
prêt pour la fonte de la mer d'airain, mais dans
l'immédiat le souvenir de sa rencontre avec Balkis le
préoccupe. Il retrouve son calme et annonce à
ses disciples qu'ils sont sur le point de vivre un moment
décisif. Soliman et Balkis arrivent pour assister
à la fonte. Au moment où le métal fondu
est libéré du haut fourneau, Benoni se
précipite vers Soliman pour lui annoncer que trois
traîtres parmi ses ouvriers ont saboté le
projet. Soliman déclare qu'il est trop tard pour
prendre des mesures. Les trois coupables - Amrou, Phanor et
Méthousaël - jubilent lorsqu'un torrent de
métal fondu coule de façon
incontrôlée du haut fourneau pour
détruire le moule. Tous se mettent rapidement
à l'abris. Sous les yeux d'Adoniram, le haut fourneau
explose.
Acte III. Une clairière dans un bois de
cèdres et de palmiers; le lavoir de la suite de
Balkis.
Après deux choeurs et un ballet des servantes de la
Reine et de leurs homologues à la cour de Soliman,
Balkis chante les sentiments qu'a éveillés en
elle Adoniram (cavatine: "Plus grand dans son
obscurité"). Contre toute attente, l'artiste arrive
en personne. Il est découragé par
l'échec de la fonte de la mer d'airain et,
déclarant qu'il n'est pas digne de la Reine il
arrache le collier qu'elle lui a donné (duo:
"Qu'importe ma gloire effacée"). Lorsqu'elle admet
qu'elle n'aime pas Soliman, il est plus enclin à lui
révéler l'attraction qu'elle exerce sur lui.
Balkis termine le duo en déclarant franchement son
amour pour Adoniram. Leur rencontre est soudain interrompue
par Benoni, qui leur apprend que les Djinns (esprits du
royaume souterrain de Tubalkaïn) ont
réparé le moule et que la vasque est
achevée et désormais en place. En
réponse à la question de Balkis sur cette
surprenante tournure des événements, Adoniram
admet qu'il est protégé par les Djinns et
qu'il est du même sang que la Reine grâce
à leur ancêtre commun, Nemrod le chasseur.
Adoniram, Balkis, sa confidente Sarahil et Benoni chantent
une prière de remerciement à Tubalkaïn,
tandis qu'Amrou, Phanor et Méthousaël se
glissent à la dérobée à
l'arrière plan, marmonnant qu'ils vont informer
Soliman de ce dont ils viennent d'être les
témoins (septuor: "O Tubalkaïn mon
père").
Acte IV. Une vaste salle du palais d'été du
roi Soliman.
Un choeur cérémonial (choeur: "Soliman notre
roi") commence par infirmer l'état d'esprit
déprimé du Roi. Balkis n'a pas paru depuis
quatre jours pour conclure le pacte de mariage, ce qui
amène Soliman a ruminer sur la futilité de son
attachement pour elle (récit et cavatine: "Sous les
pieds d'une femme"). Sadoc annonce qu'Amrou, Phanor et
Méthousaël attendent une audience. Ils viennent
raconter à Soliman le rendez-vous nocturne d'Adoniram
et de Balkis et le poussent à prendre des mesures
(quatuor: "Hâtez-vous de parler"). Se souvenant qu'il
s'agit des trois ouvriers qui ont interrompu la fonte de la
mer d'airain, Soliman refuse de les croire. Des doutes
assaillent le Roi, toutefois, lorsque Adoniram vient lui
demander d'être relevé de ses fonctions,
Soliman essaie de le dissuader en lui offrant de partager le
pouvoir à part égale avec lui. L'artiste
rejette cette proposition avec dédain et sort
dignement. Soliman abandonne Adoniram a la "justice
éternelle" et se prépare à recevoir la
Reine. Seule avec le Roi, Balkis lui demande un jour
supplémentaire avant leur mariage et l'apaise en lui
promettant tout de suite une heure de son temps (duo: "Elle
est en mon pouvoir"). Il admet qu'il a été
informé du rendez-vous nocturne illicite et, dans son
état enivré, passe alternativement des menaces
aux déclarations d'amour à la Reine. Lorsqu'il
tente d'étreindre Balkis par la force, Sarahil se
glisse de derrière un rideau et verse un fort
narcotique dans la tasse du Roi. La potion produit
rapidement son effet et, alors que le Roi tombe inconscient,
il maudit Balkis. Elle profite de l'occasion pour retirer
l'anneau de la main inerte de Soliman.
Acte V. Un ravin isolé par un temps orageux.
Adoniram attend anxieusement la Reine pour s'enfuir avec
elle. Il est surpris par l'apparition soudaine d'Amrou,
Phanor et Méthousaël. Les trois ouvriers le
pressent de céder à leurs demandes, mais
Adoniram ne répond qu'avec des remarques
méprisantes (quatuor: "Tes yeux ont su me
reconnaître"). Ils le poignardent et s'enfuient.
Balkis arrive auprès de l'artiste mortellement
blessé et, après une étreinte finale,
glisse à son doigt l'anneau qu'elle a repris a
Soliman. Les esclaves et la suite de la Reine se
précipitent pour assister à son bref
panégyrique sur le corps (finale: "Emportons dans la
nuit").
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