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Voici une information supplémentaire concernant la présence de Gounod à Arcachon.
Publié le 18/09/2012 dans SUD OUEST Par Christian Visticot Arcachon La curieuse histoire des manuscrits de Gounod Deux œuvres de Charles Gounod, restées inédites pendant près de cent soixante-dix ans, ont été jouées samedi au Moulleau.
Dans le cadre des Journées du patrimoine, l'Ensemble vocal Loré a donné samedi, en l'église du Moulleau, un concert exceptionnel partagé par les 300 personnes que peut contenir l'église. À plusieurs reprises, les spectateurs ont applaudi debout la trentaine de choristes dont seulement quatre professionnels : la superbe soprane Sabine Revault d'Allones, les pianistes Suzana et Bruno Gousset - pour des morceaux à quatre mains -, et, bien sûr, Carlo Loré, le chef de chœur.
Le thème du concert était « Concordances et destins croisés entre Charles Gounod et Friedrich Nietzche ». On s'étonne en effet de découvrir Nietzche compositeur, et de musique, sacrée de surcroît.
Écrites à Arcachon vers 1843 Plus surprenante est l'histoire des partitions des œuvres de Gounod qui ont été jouées pour la deuxième fois seulement depuis leur écriture ; les partitions restées inédites n'ont été révélées que récemment par Jean-Claude d'Ozouville, un « Arcachonnais d'adoption », qui réside une partie de l'année dans la Ville d'Hiver.
À l'âge de 10 ans, en 1952, il entre à l'école Saint-Elme - alors tenue par des dominicains - dont il devient un des plus brillants éléments. Il sera porte-drapeau de l'école, ce qui, à l'époque, est considéré comme la plus grande marque d'honneur.
Le 22 juin 1958 - il n'a que 16 ans -, sans doute pour son excellence, la partition du cantique porte la mention « À l'un de mes meilleurs élèves ». Le Père Malbranque, responsable de la communauté des dominicains, en accord avec l'ensemble de ses collègues, lui remet les archives musicales de l'école : « Je préfère que ce soit toi qui les aies, lui dit-il textuellement, plutôt qu'elles soient vendues pour refaire le toit. »
Dans ces archives se trouvaient les manuscrits de deux œuvres de Gounod : la « Messe n° 1 pour orgue et voix » et le « Cantique à Saint-Dominique », des œuvres probablement écrites à Arcachon vers 1843 ou 1844. Le compositeur les avait données au père Gay, un dominicain avec qui il était intime, qui les a léguées en 1884 au père Couturier, alors responsable de Saint-Elme.
Une dédicace Pourquoi Gounod a-t-il fait ce don authentifié par une dédicace et sa signature sur les partitions ? L'intimité avec l'ordre prêcheur vient de ce qu'il était lui-même membre du tiers ordre de Saint-Dominique (aujourd'hui on dirait un diacre).
Pendant tout ce temps, ces œuvres n'ont pas été jouées puisque seul Jean-Claude d'Ozouville en détenait les manuscrits. Ce n'est que très récemment qu'il a décidé de les révéler pour en faire don aux archives de l'ordre des dominicains, à Rome. « L'œuvre avait été donnée par Gounod aux dominicains, j'en ai été le légataire, je ressens le besoin de les transmettre à l'ordre. »
Ces œuvres ont été jouées une première fois le 22 juin de cette année - date anniversaire de la réception - dans une église dominicaine à Paris, puis à Arcachon, samedi.
_________________ "Quand on ne fait rien, on ne trouve de talent à personne; à mesure qu’on apprend, on en trouve à presque tout le monde." Charles Gounod
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